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Bilan de mon semestre Erasmus+

Par Louis Guidez, dans erasmus valladolid2018

Au final, ce "carnet de bord" sera bien peu rempli... Faute de temps, car le semestre est passé incroyablement vite, mon "bilan de mi-séjour" est resté au stade de brouillon.

Pour faire court, ce semestre aura été une expérience unique dans ma vie. Tu apprends à te connaître toi-même (Γνῶθι σεαυτόν comme disait l'autre), car tu sors de ta zone de confort et tu dois t'adapter dans un contexte inconnu.
C'est également une expérience qui m'a fait grandir, au moins autant que lors de mon passage lycée-supérieur. J'ai notamment bien réfléchi à la suite de mon parcours (qui se fera en Ingénierie mécanique !), tant personnel, universitaire que professionnel.

Si c'était à refaire (et je le referai, préférablement en Finlande ou en Suède), je ne changerais pas grand chose... Je commencerais juste plus tôt !

Mes regrets, mes erreurs

  • Attendre la moitié du semestre pour parler avec les étudiants locaux

    Je me suis vite adapté au climat espagnol (langue, rythme de vie, cours, ...), et sortir avec d'autres étudiants Erasmus n'a pas été un problème.
    En revanche, difficile de nouer des liens avec les étudiants espagnols, que je voyais au maximum 3 ou 4 heures par semaine, la plupart du temps dans des cours magistraux ou TP individuels.
    En premier lieu, ils se connaissent déjà : il est difficile de s'intégrer à un groupe existant, a fortiori quand tu ne comprends pas toutes leurs discussions (barrière de la langue). Ensuite, je partageais beaucoup de cours avec une camarade française : naturellement nous avions tendance à rester ensemble. Enfin (et ce n'est pas faute de leur avoir proposé), il a été quasi impossible de sortir avec eux en dehors des cours... Peut-être que le courant ne passait simplement pas de leur côté ?

  • Avoir abandonné une matière après la première semaine

    À l'université de Valladolid, les étudiants en échange font leur inscription administrative après une semaine de cours. Cela leur permet de modifier leurs choix d'enseignements, s'ils se rendent compte qu'il y a des problèmes (emploi du temps, prérequis, accent d'un professeur, ...).
    J'étais parti pour suivre 6 matières (correspondant à 33 crédits ECTS) ; j'ai abandonné la mécanique des fluides après avoir entendu "termodinámica" (#PV=nRT), car je pensais ne pas avoir les prérequis et que cela me demanderait trop de travail... Ma charge de travail a donc été très faible, d'une part car je n'étudiais que pour 27 crédits (normalement, un semestre = 30 crédits) et d'autre part car l'investissement nécessaire pour réussir est moindre par rapport à l'UTC.
    À ma décharge, je ne pouvais pas estimer ma charge de travail, d'autant plus que les cours étaient enseignés en espagnol qui n'est pas ma langue native...

  • Ne pas avoir fait plus de visites

    Et pourtant, je suis sorti plus souvent pendant ce semestre qu'en 3 semestres à l'UTC..! Il aurait fallu que je n'attende pas mes camarades pour partir (quitte à partir seul).
    Quelques week-ends, et un "train+bus -trip" d'une semaine m'auront aidé à découvrir le nord de l'Espagne et une partie de sa culture... On y retourne quand ?

Petites anecdotes

  • Parfois, les espagnols t'appellent hijo ou hija. C'est adorable !
  • Oui, l'accent français peut plaire. Non, cela ne suffit pas pour séduire...
  • Il est possible de majorer toutes ses matières dans un pays étranger.
  • Je suis passé à la télé, mais jusqu'à aujourd'hui, je n'avais pas osé regarder l'émission par honte... (j'ai vraiment eu l'impression de dire n'importe quoi avec le stress. 3 mois après mon retour, je me rends compte que ce n'est pas catastrophique — mais pas glorieux pour autant — : https://www.youtube.com/watch?v=2KIyFYB3TTI)

Voilà pour ce billet, qui clôture mes digressions sur cette expérience !
La mejor experiencia de tu vida, disaient l'Université de Valladolid et ESN. Ça sonne un poil prétentieux ; mais c'est indubitablement une expérience très forte.

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